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Expositions à voir cet hiver Paris : notre sélection Artistik Rezo

17 décembre 2025
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Vive le vent, vive le vent, vive le vent… de la culture qui souffle sur Paris cet hiver pour notre plus grand bonheur ! Découvrez notre sélection d’expositions à ne pas manquer ces prochains mois… 

Les gens de Paris, 1926-1936 – Dans le miroir des recensements de population
Musée Carnavalet (Paris 3) – Jusqu’au 8 février 2026 – Billetterie

En prenant pour point de départ trois recensements de population, réalisés à Paris en 1926, 1931 et 1936, l’exposition Les gens de Paris, 1926-1936 renouvèle le regard sur la population parisienne de l’entre-deux-guerres.
Depuis le début du XIXe siècle, Paris connaît une croissance démographique continue, avec un pic de population identifié en 1921 (2,89 millions d’habitants), jamais égalé depuis. Pour connaître le chiffre et la composition de la population, Paris, comme chaque commune française, procède tous les cinq ans à un recensement donnant lieu à la publication de statistiques. Mais, à la différence des autres communes, la capitale n’a jamais dressé de liste nominative des personnes avant 1926, ce qui rend ces trois recensements de 1926, 1931 et 1936, conservés aux Archives de Paris, sans précédent.

Marie Quéau – FURY
LE BAL – Jusqu’au 8 février 2026 – Billetterie

Marie Quéau est la cinquième lauréate du Prix LE BAL/ADAGP de la Jeune Création, qui a été décerné en 2023. Le projet de Marie Quéau FURY fait l’objet d’une installation au BAL et d’un livre co-édité par Roma Publications et LE BAL.
Comment apprend-on à tomber, se jeter par une fenêtre, tout casser sur rendez-vous ? Marie Quéau expose dans FURY des corps confrontés à des états extrêmes : cascadeurs défenestrés à répétition, acteurs en transe dans des studios de motion capture, apnéistes en immersion statique au bord de la dérive, individus donnant libre cours à leur rage dans une fury room. Mêlant expériences réelles et machineries du faux, son travail emprunte à la science-fiction sa dimension spéculative pour éprouver le réel et ses limites.

Marie Quéau – FURY © LE BAL

Pekka Halonen – Un hymne à la Finlande
Petit Palais (Paris 8) –  Jusqu’au 22 février 2026 – Billetterie

Le Petit Palais rend hommage, pour la première fois en France, à Pekka Halonen (1865-1933), l’une des figures majeures de l’âge d’or de la peinture finlandaise. Avec cette rétrospective inédite, le musée poursuit son exploration des grands artistes étrangers pour lesquels Paris, à la charnière des XIXe et XXe siècles, fut un catalyseur fondamental. Comme son aîné Albert Edelfelt (1854-1905) et son grand ami Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), Pekka Halonen complète sa formation à Paris. C’est auprès de Paul Gauguin, dont il est l’élève en 1893, qu’il trouve sa voie et forge son idéal : chanter l’âme de la Finlande, à travers ses paysages et ses traditions ancestrales, et vivre son art en adéquation avec ses engagements.

M.C. Escher à Paris
Monnaie de Paris (Paris 6) – Jusqu’au 1er mars 2026 – Billetterie

Avec plus de 200 œuvres, l’exposition vous plonge dans l’univers imaginaire et vertigineux de ce génie visionnaire néerlandais. Né en 1898 à Leeuwarden (Pays-Bas), Escher a su conjuguer art, mathématiques, géométrie, logique et philosophie dans un langage unique, capable de défier les perceptions visuelles et de captiver des générations entières.
Ses illusions d’optique et architectures impossibles prennent vie dans cette exposition immersive, enrichie de stations interactives. À l’occasion de l’événement, accueilli dans les salons historiques de la Monnaie de Paris, seront également présentées des pièces commémoratives frappées pour les 100 ans de la naissance de l’artiste, ainsi que des dessins préparés pour des billets de banque finalement non émis en raison de leur complexité d’exécution.

Dragons
Musée du quai Branly – Jacques Chirac (Paris 7) – Jusqu’au 1er mars 2026 – Billetterie

Le dragon originaire de Chine n’est en rien la créature maléfique et cracheuse de feu désignée sous ce nom en Occident. Il incarne plutôt l’énergie vitale universelle et l’élément aquatique. La terre dépend de sa toute-puissance pour bénéficier des bienfaits du ciel.
L’exposition Dragons présente une sélection exceptionnelle d’objets et oeuvres d’art, depuis les premiers dragons apparus sur les jades et bronzes antiques jusqu’aux formes populaires contemporaines, en passant par les arts impériaux.

 

Philip Guston. L’ironie de l’histoire
Musée Picasso (Paris 3) – Jusqu’au 1er mars 2026 – Billetterie

Le Musée national Picasso-Paris présente, au rez-de-chaussée et au sous-sol de l’hôtel salé, une exposition consacrée à l’œuvre de Philip Guston. Conçue autour des dessins réalisés par Guston en écho au livre de Philip Roth : Our gang, l’exposition mettra en lumière les liens de la peinture de Guston avec la verve satirique, caricaturale de ses dessins inspirés par le Président Nixon et son administration.

Mickalene Thomas – All About Love
Grand Palais (Paris  – Jusqu’au 5 avril 2026 – Billetterie

All About Love est une exposition monographique de l’artiste américaine Mickalene Thomas (1971, New York), reconnue à l’international pour sa pratique audacieuse et multidimensionnelle. Elle explore la représentation des femmes noires dans l’art, l’histoire et la culture populaire, en réinventant le portrait classique à travers une perspective queer et féministe noire. La rétrospective couvre plus de deux décennies de création, mêlant peinture, collage, photographie, vidéo et installation. Au centre de son travail, l’amour apparaît comme une force de libération, de joie et d’affirmation de soi, thème inspiré par le livre fondateur de bell hooks, All About Love: New Visions (1999).

Mickalene Thomas, Afro Goddess Looking Forward, 2015 © 2025 Mickalene Thomas / ADAGP, Paris

Magdalena Abakanowicz, La trame de l’existence
Musée Bourdelle (Paris 15) – Jusqu’au 12 avril 2026 – Billetterie

Le musée Bourdelle présente la première grande exposition dédiée à Magdalena Abakanowicz en France. Artiste majeure de la scène polonaise du XXe siècle, Abakanowicz (1930-2017) a connu dès son plus jeune âge la guerre, la censure et les privations sous le régime communiste. Elle a livré des sculptures et des œuvres textiles immersives, poétiques, parfois inquiétantes, souvent politiques. Inspirée par le monde organique, par la sérialité et la monumentalité, sa création possède une puissance et une présence indéniables, en résonance avec les problématiques contemporaines – environnementales, humanistes, féministes. Radicale et pionnière, l’œuvre d’Abakanowicz a été régulièrement exposée à l’étranger, des États-Unis au Japon en passant par l’Europe, et plus récemment à la Tate Modern de Londres et au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne.

L’artiste et son œuvre Dos à la Biennale de Venise, 1980
© Fondation Marta Magdalena Abakanowicz-Kosmowska et Jan Kosmowski, Varsovie, Pologne © Jan Kosmowski

1925-2025. Cent ans d’Art déco
Musée des Arts décoratifs (Paris 1) – Jusqu’au 26 avril 2026 – Billetterie

Voyage au cœur de la création des Années folles et de ses chefs-d’œuvre patrimoniaux avec l’exposition 1925-2025. Cent ans d’Art déco. Mobilier sculptural, bijoux précieux, objets d’art, dessins, affiches et pièces de mode : près de 1 000 œuvres racontent la richesse, l’élégance et les contradictions d’un style qui continue de fasciner.
Cent ans après l’Exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes de 1925 qui a propulsé l’Art déco sur le devant de la scène mondiale, le musée des Arts décoratifs célèbre ce style audacieux, raffiné et résolument moderne. Scénographie immersive, matériaux somptueux, formes stylisées et savoir-faire d’exception composent un parcours vivant et sensoriel, où l’Art déco déploie toutes ses facettes.

Geluck expose Le Chat
Musée Maillol (Paris 7) – Jusqu’au 30 avril 2026 – Billetterie

L’exposition aurait très bien pu s’intituler Le Chat expose Geluck tant la destinée de ces Laurel et Hardy de l’art est intimement liée.
En une heure et demie, vous découvrirez le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles (Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser…). Cela le mènera tout naturellement à devenir… comédien et à monter sur les planches durant 10 ans, à se muer en animateur ou chroniqueur radio et télé, d’abord en Belgique et puis en France, notamment aux côtés de Laurent Ruquier et Michel Drucker. Mais cela n’est rien à côté de ce qui va lui arriver en 1983, lorsqu’il invente Le Chat qui deviendra en quelques années une icône de la bédé, le chouchou des galeries d’art et le sujet de nombreuses expositions, notamment sous forme de sculptures monumentales en bronze sur les Champs-Élysées en 2022.

Geluck expose Le Chat © Musée Maillol

Flops ?! : Oser, rater, innover
Musée des Arts et Métiers (Paris 3) – Jusqu’au 17 mai 2026 – Billetterie

Échec, raté, bide, fail, fiasco, déconfiture… le “flop” a de nombreux synonymes. Tant mieux, car il est si fréquent de rater qu’il faut avoir le choix du vocabulaire pour éviter la répétition. On estime que neuf innovations sur dix échouent et les raisons de la galère ne sont pas toujours évidentes ! Alors, pourquoi une invention ne trouve-t-elle pas son chemin ? Quelles formes peut revêtir l’échec ? Quelles leçons peut-on en tirer ?
En s’appuyant sur plusieurs cas d’école, l’exposition Flops ?! s’intéresse aux causes du ratage, dans différents secteurs techniques (transport, télécommunication, mécanique…) ou parfois un peu moins technique (jeux et jouets, communication graphique, biais psychologique…). Elle interroge l’ingénieur, le designer, le commercial, le publicitaire mais aussi l’utilisateur pour décortiquer les mécanismes de l’échec et mieux comprendre ce qui a cloché !

Tenter l’art pour soigner – À l’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville dans les années 1960
Institut du monde arabe (Paris 5) – Jusqu’au 28 juin 2026 – Billetterie

L’hôpital psychiatrique de Blida-Joinville (HPB) est fondé en 1933. Frantz Fanon (1925-1961), docteur en psychiatrie et grande figure de l’anticolonialisme, y officie en tant que médecin-chef entre 1953 et 1956 ; l’hôpital portera son nom à l’indépendance du pays. En rupture avec la psychiatrie coloniale, Fanon renouvelle l’approche psychiatrique en s’adaptant au contexte culturel local et social des pensionnaires. Il crée avec ces derniers et l’équipe médicale un tissu social au sein de l’institution, avec entre autres des activités manuelles, de la musicothérapie et de la pratique sportive, afin de favoriser l’expression des patients en vue de leur possible guérison et leur réinsertion dans la société.

 

Artistik Rezo vous souhaite une très belle fin d’année au musée !

 

 

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